Accueil :
Bienvenue sur le site du projet

Au printemps 2003, un séminaire international sur l'analyse des cycles de performance des ouvrages dégradés s'est tenu à Lausanne sous le patronage de l'International Association of Bridge Maintenance, Assessment and Safety (IABMAS), de la Fédération Internationale du Béton (FIB), du Joint Committee of Structural Safety (JCSS), du Structural Engineering Institute de l'American Association of Civil Engineers (ASCE) et de la RILEM (Réunion Internationale des Laboratoires d’Essais et de REcherche sur les Matériaux et les constructions) . Ce séminaire, constitué de plus d'une quarantaine de communications internationales, s'est conclu par un état de l'art sur la modélisation des ouvrages en béton dégradé, faisant notamment le point sur le niveau des connaissances actuelles et traçant des perspectives pour l'avenir.
Reconnaissant qu'un effort important a été consacré depuis vingt ans sur le développement de modèles de dégradation par pénétration d'agents agressifs (CO2, chlorures…), le séminaire concluait sur les points méritant un effort de recherche et un besoin d'applications :
- l'amélioration du caractère prédictif des modèles en intégrant une base acceptable et consistante de modélisation probabiliste,
- la clarification sur la manière dont les paramètres des modèles sont évalués et quantifiés,
- le développement de modèles incluant les variabilités spatiales,
- le développement de modèles pour quantifier la fiabilité et les incertitudes des techniques non destructives d'inspection (en particulier les mesures électrochimiques),
- le développement de modèles prédictifs du comportement d'ouvrages dégradés, notamment modèles de fissuration et de délamination basés sur la mécanique de la rupture non linéaire,
- l'incorporation de modèles de dégradation dans le recalcul des ouvrages existants afin de s'assurer un niveau de performance acceptable.
Ces besoins principaux de recherche, établis en 2003, sont toujours d'actualité. Ils ont été renforcés par les conclusions de plusieurs projets de recherche européens (BRIME, DURACRETE, REHABCON, EPIQR). Ces travaux se sont souvent limités à l'étude de la durabilité (pénétration des agents agressifs) et à l'élaboration de modèles et de critères préventifs ou prédictifs de la perte de durabilité. Peu d'études dans le monde se sont véritablement intéressées à proposer une démarche cohérente et rigoureuse de l'évaluation et de la quantification de la performance des structures en béton armé. Tel est donc le principal objectif du projet APPLET.
Les entreprises, universités et organismes partenaires de ce projet sont :
- LCPC (pilote)
- Université de Lille
- ENS Cachan
- Université de la Rochelle
- Université de Bordeaux
- INSA de Toulouse
- CERIB
- VINCI construction
- CEA
- EDF
- IRSN
- LRMH - Ministère de la culture
- LERM
- Oxand
- Syrokko
- CSTC - Belgique
- IETcc - Espagne
- CETE Nord-Picardie LRPC Lille
- DREIF LRPC Est-Parisien
Le projet APPLET ( fiche de présentation français/anglais) inscrit ses objectifs scientifiques et techniques dans plusieurs exigences de recherche :
- faire porter l’évaluation de la performance des ouvrages en béton non seulement sur la propagation des agents (diffusivité, perméabilité), mais également sur l’interaction entre ces agents environnementaux (chlorures, dioxide de carbone, lixiviation) et la matrice cimentaire, avec l'évaluation de l’effet des modifications physico-chimiques des bétons sur la dépassivation des aciers ;
- assurer un transfert des modèles physico-chimiques à l’échelle du matériau vers des modèles de comportement d’éléments de structure;
- mieux comprendre et appréhender les processus de corrosion en milieu cimentaire modifié, en étudiant notamment l'impact sur le comportement des aciers;
- intégrer les acquis de connaissance sur l’évolution des bétons et des aciers afin de traiter le problème d’interface entre les deux matériaux en cours d’évolution (fissuration du béton et adhérence béton-armature), et proposer des modèles numériques pertinents;
- disposer de modèles prédictifs robustes pour modéliser le comportement d'éléments de structure dégradés sur le long terme, en prenant en compte des effets de comportement différés;
- quantifier les différentes sources de variabilité (matériau et structure) et les prendre en compte dans des approches probabilistes et non plus simplement déterministe (définition de critères d'états limites et de probabilité de dépassement acceptables de ces seuils) ;
- intégrer le retour d'expérience provenant du suivi des ouvrages par des instrumentations adaptées (techniques d'actualisation des prévisions des modèles) ;
- intégrer les actions préventives de contrôle et de maintenance.
La démarche générale du projet APPLET est de définir une procédure détaillée d'évaluation de la performance des éléments de structure en béton. Les objectifs scientifiques du projet APPLET sont en parfaite adéquation avec les orientations tracées par la recherche internationale, ce qui met en évidence d'une part le positionnement cohérent avec celle-ci, et d'autre part l'originalité du projet qui vise à franchir une étape nouvelle dans l'appréhension de la dégradation des ouvrages en béton.
Le projet APPLET est divisé en 4 groupes de travail (GT) dont la coordination et le fonctionnement sont assurés par le comité de pilotage (
organigramme):